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Empreinte environnementale : allégeons notre impact !

Empreinte écologique ou bilan carbone, les indicateurs environnementaux se multiplient pour rendre compte de l’impact de nos activités sur l’environnement. Le but ? Sensibiliser chacun à ses modes de consommation.
CYCLE DE VIE
Parmi les indicateurs, le bilan carbone mis en place par l’Ademe est le plus connu. A partir du principe selon lequel toute activité humaine génère, directement ou indirectement, des émissions de gaz à effet de serre, le bilan carbone évalue l’impact en nombre de kilos de gaz carbonique. Dans la production d’un grille-pain, d’une paire de chaussures ou d’un yaourt à la fraise, le bilan carbone permet d’appréhender l’ensemble des ressources utilisées au cours de leur cycle de vie depuis l’extraction des matières premières, jusqu’au recyclage de l’objet en passant par le conditionnement et le transport.
DÉPLACEMENTS, SORTONS DU TROUPEAU
Pour les particuliers, les indicateurs environnementaux soulignent la part des déplacements dans nos vies quotidiennes. Utiliser son véhicule sur le trajet du domicile au travail ou du domicile à l'école, ou encore du domicile
aux activités des enfants le mercredi représente des dépenses énergétiques qui augmentent d'autant votre empreinte. Le co-voiturage entre parents d'élèves ou entre collègues tend à s'organiser par voisinage, initiant du
même coup de nouvelles relations sociales.

Pour les trajets plus longs, Internet met les particuliers en relation pour du co-voiturage. Dans les métropoles, l'auto-partage met à disposition un parc de véhicules à la course pour des besoins ponctuels. Reste la question des destinations lointaines en avion qui grèvent lourdement les bilans carbone. Des systèmes de compensation de votre voyage sont toutefois proposés lors de l'achat de vos billets d'avion sous forme de dons auprès de projets de plantation de forêts.
SOUS SON TOIT
Appliqués au logement, les indicateurs révèlent le fort impact du bâtiment qui génère un tiers des émissions carbones globales. Suite au Grenelle de l’environnement, plusieurs mesures soutiennent la rénovation et les économies d’énergie dans la maison : prêt à taux 0 et crédit d’impôts sont destinés à l’isolation du bâti, au double vitrage ou à la circulation double flux mais également à l’adoption d’énergies durables. L’équipement dans
le solaire thermique, la biomasse ou la géothermie restent plus onéreux en effet, bien que le retour sur investissement soit de plus en plus rapide.
L’empreinte écologique

Popularisée par la fondation pour la nature WWF, l’empreinte écologique évalue pour une personne les ressources nécessaires pour satisfaire ses besoins : tonnes de CO2 émis ou de déchets nucléaires produits, litres d’eau consommés, hectares de terres cultivées ou préservées, populations animales à l’état sauvage, etc. L’indice est exprimé en nombre d’hectares.
L’empreinte écologique de près de 150 pays est actualisée tous les 2 ans. En France, elle est de 5,6 hectares par habitant, celle d’un américain est proche de 10, contre 1 hectare pour un kenyan. La moyenne acceptable est d’environ 2 hectares par habitant. Au global, l’indice veut montrer qu’il faudra à terme les ressources de plusieurs planètes Terre pour satisfaire les besoins de tous.
DANS SON ASSIETTE : PLUS PRÈS, PLUS SAIN
Nos aliments ont pris l’habitude de parcourir des milliers de kilomètres avant d’arriver jusqu’à notre assiette. Préférer les aliments cultivés ou produits localement réduit l’empreinte écologique, en évitant le transport ainsi que le conditionnement et le stockage. En optant pour des produits issus de l’agriculture biologique, vous gagnez encore des points en éliminant le poids des traitements phytosanitaires. Limiter sa consommation de viande à une portion par jour constitue un geste signifi catif à la fois pour l’environnement mais également pour votre santé, comme le recommande l’OMS.
RICHESSE, CHANGER DE PRISME
Longtemps considéré comme l’indicateur de référence de la richesse d’un pays, le PNB (Produit national brut) voit son mode de calcul remis en question. Si la construction et la vente d’une voiture peuvent constituer un apport à la richesse nationale, pourquoi ne pas également intégrer le temps perdu dans les embouteillages, la pollution de l’air en ville, l’étalement urbain ou la dépendance énergétique qui engendrent des charges pour la collectivité nationale.
D’autres indicateurs se font jour qui s’efforcent de donner une valeur à la notion de bien-être d’une population à l’aide de critères tels que l’accès à la culture, à l’éducation ou à la qualité de l’air. Bonheur national brut, indice de santé sociale, indicateur de développement humain, les nouveaux indicateurs de richesse donnent matière à voir la vie autrement.



