Prévention
Perturbateurs endocriniens, comment s'en prémunir ?

Perturbateurs endocriniens, comment s'en prémunir ?

Présentes dans notre vie quotidienne, certaines substances chimiques perturbent l'équiligre hormonal de l'organisme. Ces perturbateurs endocriniens font débat, mais peut-on s'en prémunir ? François Veillerette nous rappelle comment réduire notre exposition.

 

Les effets à faible dose des perturbateurs endocriniens sont de mieux en mieux connus. Ces substances chimiques présentes dans des produits quotidiens (aliments frais, savons, cosmétiques...) et dans certains plastiques (imperméabilisants ou retardateurs de feu), peuvent provoquer dans l’ organisme un déséquilibre du système hormonal. La contamination peut se faire à travers l’ épiderme, par la respiration ou par ingestion d’ aliments. Phtalates, parabènes ou bisphénol A (interdit en France), sont les plus connus mais ils sont nombreux et l’ établissement de leur nocivité est sujet à controverses entre scientifiques et fabricants. L’annonce d’ un accord des membres de l’Union Européenne cet été sur une définition minimale des perturbateurs endocriniens (PE) n’a pas satisfait les contempteurs de ces substances chimiques.


François Veillerette, Fondateur et directeur de l’ ONG Générations Futures répond à nos questions.

François Veillerette

Quel est l’ impact connu des perturbateurs endocriniens sur la santé ?

Les perturbateurs endocriniens agissent comme des hormones qui viennent perturber le système endocrinien qui commande les fonctions vitales de l’organisme. Leur impact compromet le développement humain dès la vie intra-utérine et plus gravement à certaines étapes comme la puberté. L’ enfant pourra développer certaines pathologies : malformations des organes sexuels, troubles de la fertilité, mais aussi altérations du système immunitaire qui peuvent entraîner des troubles du métabolisme (obésité, diabète) et des maladies neuro-dégénératives... Ces effets sont complexes à cerner bien sûr, ce qui rend leur évaluation difficile à établir, comme souvent dans les pathologies liées à l’environnement.


Comment se prémunir de l’ exposition aux PE ?

Pour s’ en protéger, l’ idéal serait qu’ une loi interdise ces produits. Mais en attendant, certaines règles simples permettent de réduire notre exposition. Choisir des aliments bio permet d’ éliminer de notre assiette une bonne part des résidus de pesticides. Certains contenants alimentaires contiennent des PE. Faire la cui­sine dans des récipients neutres en verre ou en céramique est préférable. Concernant l’ ameu­blement, mieux vaut choisir des meubles en matières naturelles (bois, coton, laine, lin, etc.) et non traitées. Pour la décoration, les peintures d’ intérieur classées A+ garantissent un faible niveau de pollution.… Les alternatives existent bien.


Pensez-vous que le grand public est assez sensibilisé
aux risques autour des PE ?

C’ est un terme que les gens ne connaissaient pas il y a quelques années mais qui est maintenant rentré dans le langage commun. Lors d’ un sondage que nous avons mené récemment, à la question : « Êtes-vous favorable à ce que le gouvernement amplifie la politique de lutte contre les perturbateurs endocriniens ?» 90 % ont répondu oui. On peut donc penser que la plupart des personnes sont conscientes des risques. Mais il faut bien sûr continuer à informer, notamment pour faire savoir comment diminuer son exposition.

Numéro : 01 39 24 60 00

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