Prévention
Pollution sonore : invisible mais nuisible pour la santé

Pollution sonore : invisible mais nuisible pour la santé

Les manoeuvre d'engins de chantier, le bourdonnement d'une terrasse, ou un coup de klaxon intempestif : la vie quotidienne fourmille de mille bruits, souvent perçus comme une gène occasionnelle alors qu'ils constituent une véritable pollution aux effets délétères sur la santé. Une nocivité encore trop souvent sous-estimée.


Longtemps considéré comme une simple nuisance, le bruit est désormais catalogué parmi les pollutions. En effet, de nombreuses études médicales ont démontré ses conséquences sur la santé en pointant du doigt, d’une part, ses effets immédiats et temporaires (augmentation de la fréquence cardiaque, agitation, capacité de mémorisation et d’attention amoindrie, réduction du champ visuel…) et, d’autre part, son impact à long terme (insomnie, anxiété, fatigue physique et nerveuse, hypertension, perte d’audition, acouphènes…). Les conséquences sur la santé sont telles que le coût social du bruit est estimé à 57 milliards
d’euros par an en France et l’Observatoire régional de la santé d’Île-de-France estime que le bruit ferait perdre 7 mois d’espérance de vie en bonne santé.


L’organisme ne s’habitue pas au bruit

Contrairement à une idée très répandue, on ne s’habitue pas à un environnement bruyant.
Si, dans la journée, le voisinnage d’un terrain de jeux, d’un atelier de mécanique ou d’un lieu de livraison s’avère gênant à la longue, les nuisances sonores la nuit se font plus particulièrement délétères. Des études ont mis en évidence les effets persistants du bruit sur l’organisme de populations vivant à proximité d’une autoroute ou d’un aéroport, notamment pendant le sommeil. En effet, lorsqu’on dort, l’ouïe n’est pas mise en veille ; les bruits modifient donc le métabolisme et les cycles du sommeil avec, à terme, une augmentation du risque de maladies cardio-vasculaires.

En France, selon l’Ademe*, 9 millions de personnes vivent dans des zones exposées à des bruits excessifs, c’est-à-dire excédant le seuil de 65 dB, dont la source principale est le trafic routier (89 %), puis le trafic ferroviaire (9 %) et le trafic aérien (2 %).

De plus, dans le calme relatif de la nuit, d’autres sources sonores se trouvent amplifiées, tels les moteurs des systèmes de ventilation ou de climatisation placés dans une cour, ou encore le lavelinge du voisin programmé en heure creuse qui vous réveille en fin de cycle.

Mesures à prendre ?

L’exposition à l’ensemble des bruits a un effet cumulatif sur le système nerveux. Si le bruit est mesurable et donc objectivable, la gêne provoquée et l’impact psycho-physiologique impliquent cependant une part d’appréciation subjective. On le constate facilement : la tolérance aux bruits diminue avec l’âge. Elle varie aussi selon le contexte socioculturel, la profession ou le type de quartier, rendant ainsi
son appréciation difficile.

Prendre soin de l’environnement sonore ?

Isolation acoustique, double vitrage, casque antibruit ou bouchons d’oreille : les parades pour protéger notre santé sont loin d’être aisées à
mettre en oeuvre face au bruit. Le citoyen peut toutefois s’appuyer sur un large panel de mesures de protection à faire valoir auprès de ses voisins, de sa commune et de l’État, car le bruit fait l’objet de nombreuses réglementations.

Enfin, il faut prendre conscience que l’on tolère toujours mieux le bruit dont on est l’auteur que celui dont on est victime. Alors agissons sur
nos propres bruits pour épargner la santé de nos voisins ! Baissons le volume de la musique et des écrans, ajoutons des embouts en feutre sous les chaises et les meubles, et soyons « urbain » en prévenant nos voisins lorsqu’on programme un week-end bricolage ou une fête chez
vous.


Le bruit est le 2e facteur environnemental de cause de maladies en Europe de l’Ouest, juste après la pollution atmosphérique (selon l’OMS, Organisation mondiale pour la santé)

www.bruit.fr / www.sante.gouv.fr
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